100 km Ultra-Trail Sayam : le témoignage de Jacob Hamel

100 km Ultra-Trail Sayam : le témoignage de Jacob Hamel

100 km Sayam

Le témoignage de Jacob Hamel

La semaine passée, j’ai participé à la première édition de l’Ultra-Trail Sayam, sur la distance du 100 km. C’était ma première course de trail à vie. Je suis vraiment content d’avoir pris part à cette première édition.

J’ai su seulement deux semaines avant l’événement que j’allais y participer. Comme ce n’était pas mon objectif principal cette année, je n’ai pas pris le temps de faire un long taper pour cette course. Disons que j’ai beaucoup, beaucoup travaillé fort dans les dernières semaines.

Je n’ai pas vraiment eu le temps de me mettre dans le mindset de faire un ultra de trail.

Au départ, j’ai commencé la course avec Antoine et Justin. Ça a été vraiment le fun d’apprendre à connaître Justin. On est restés ensemble pendant les 30 premiers kilomètres.

J’avais une petite douleur au genou depuis environ deux semaines. À partir du 30e kilomètre, j’ai vraiment commencé à la sentir. Je me demandais même si j’allais être capable de continuer si mon genou me disait d’arrêter.

Je ne voulais surtout pas arriver blessé pour mes autres courses, puisque ce n’était pas mon événement principal. J’avais une bonne douleur à la bandelette ilio-tibiale. Je la sentais presque partout : dans les montées, mais surtout dans les descentes.

À partir du 30e kilomètre, je ne courais plus de la bonne manière. J’essayais de garder ma jambe le plus droite possible dans les descentes. Je faisais presque tout avec ma jambe droite.

J’ai vraiment vu l’expérience comme une aventure. Je ne me mettais plus de pression sur le temps, parce que je savais qu’il fallait que j’écoute mon corps. Il fallait que je voie comment je me sentais.

Dans les descentes, je prenais le temps de bien les faire pour éviter que ça empire. Déjà que ça faisait extrêmement mal au genou.

J’ai eu un bon mental — surtout un mental fort. Même si, durant toute la course, j’avais plein de raisons d’arrêter. Surtout que ce n’était pas mon objectif principal. Ce n’était même pas quelque chose que je devais absolument faire. Ça n’aurait pas vraiment changé quelque chose dans ma vie. J’avais déjà complété un 100 km auparavant.

Il y a eu des sections où j’avançais vraiment lentement. Je devais prendre beaucoup de pauses dans les descentes parce que ça me faisait vraiment mal. Mais dans les dernières semaines, j’avais beaucoup pratiqué le fait de continuer. Même si c’est long. Même si c’est plate. Même si ça ne va pas bien.

J’ai vraiment aimé mon expérience au 100 km du Sayam. J’ai travaillé fort. Et je suis surtout vraiment fier de moi.

- Jacob Hamel

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